Toi, suis-moi !

Suivre Christ, qu’est-ce que cela signifie réellement ? L’apôtre Pierre qui avait affirmer avec force son amour pour Jésus, après l’avoir renié trois fois, a dû se rendre à l’évidence ; jusqu’à présent, il ne l’avait pas réellement suivi, mais avait été poussé par les courants miraculeux qui grisent les sens, exaltent l’âme, et l’affaissent mollement lorsque la ferveur populaire s’éteint.


Bon nombre de chrétiens, vivent ainsi des griseries que procure la foule, de la liesse populaire des prédicateurs célèbres, ou de l’enthousiasme débridé de leurs émotions. Qu’advient-il de leur foi, lorsque ces ‘’dopants’’ viennent à manquer ? Ils font naufrage lorsque la tempête se lève. Qu’on se le dise, cela n’est pas suivre Christ.

Lorsque le Seigneur a dit à Pierre ‘’ Suis-moi’’ (Jean 21:22), il lui a fait comprendre, qu’en réalité, il devra emprunter le même chemin que lui, que ce chemin exigeait la mort à soi, et que la récompense serait la vie éternelle. Et la Parole de rajouter, que c’est ainsi que Pierre ‘’glorifierait Dieu’’. Nous sommes-nous déjà attardés sur ces versets, ou Pierre était-il une exception ? Le Seigneur ne nous a jamais caché le prix que doit payer tout véritable disciple qui désire le suivre. Il est vrai que tous ne seront pas des martyrs, mais suivre Christ, implique que le principe de mort agisse en nous.

‘’ Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en nous‘’ (2 Cor 4:12).

Ce principe de mort, nous amène à renoncer à tout droit auquel nous oserions prétendre sur notre propre vie, car nous sommes devenus esclaves de Jésus-Christ. Voilà pourquoi tout évangile qui consiste à caresser notre chair et à nous maintenir vivants, en vue de jouir des choses de ce monde, ne peut être que mensonger et diabolique. Le Père, a voulu que son Fils soit le premier ‘’ d’un grand nombre de frères’’, ce qui veut dire, qu’il est venu tracer un chemin afin que ses frères marchent sur ses traces. Dieu n’exigera pas moins de nous.

La raison pour laquelle le christianisme d’antan manifestait pleinement la puissance de la résurrection est très simple : ils payaient au prix fort leur engagement et leur consécration. Sachant que suivre Christ, signifiait pour eux une mort sanglante, ils n’avaient guère le temps de se livrer à des convoitises terrestres ; ils se démarquaient réellement du monde.


Le Seigneur nous adresse, à nous aussi chrétiens des derniers temps, ce même impératif : ''Toi, suis moi !''


Cet appel a quelque chose de profondément individuel, lié à la connaissance qu'il a de chacun d'entre nous. Voilà pourquoi chacun se doit d'y répondre aussi de façon personnelle, sans chercher l'avis ou l'approbation des autres.


Jusqu'où sommes-nous prêts à le suivre ? En avons-nous réellement mesuré toute l'importance et le prix que cela va nous coûter ? Sommes-nous pleinement conscients qu'il n'est pas question de mettre la main à la charrue et de retourner en arrière ?


Si vous êtes mort aux choses de ce monde, tant mieux, si en revanche, votre coeur balance, et que vous n'êtes pas encore prêt à souffrir, voire à mourir pour celui qui s'est livré totalement pour vous, sachez que tôt ou tard, vous devrez faire un choix et que ce choix sera déterminant pour votre éternité.


Abonnez-vous à notre newsletter et suivez nos actualités

@ Ecole des Femmes Chrétiennes - Tous droits réservés - 2019