Rahab : de la prostitution au panthéon de la foi



Dans l’épître aux Hébreux, au chapitre 11, l’apôtre Paul rend hommage aux héros et héroïnes de l’épopée biblique, élevés au panthéon de la foi ; qui constituent la nuée de témoins, dont le courage et la persévérance sans faille nous ont été laissés en exemple. Au verset 31, nous lisons ceci :


''C'est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait reçu les espions avec bienveillance.’’.


Oui vous avez bien lu, c’est bien de Rahab la prostituée qu’il s’agit ! Et si certains d’entre vous, au bord de l’apoplexie, s’obstinent à me demander :’’ Comment Dieu a-t-il pu faire cela ?! ! Une prostituée ! ‘’, je vous répondrai tout simplement qu’il l’a fait !


Le salut peut se trouver dans la maison d'une prostituée


Nous sommes dans l’ancien Testament. Moïse l’homme de Dieu est mort et Dieu a choisi Josué pour le succéder et faire entrer son peuple dans le pays promis. Sur le passage, il y a Jéricho et Josué décide d’envoyer des espions pour explorer la ville. Ils ne passent pas inaperçus. La nouvelle de leur arrivée se répand bien vite et ils sont en danger de mort. Dieu qui veillait sur son peuple pour lui donner du repos ne le savait-il pas ? Certainement ! Et Dieu les guidait. Mais où se cacher, pour échapper à une mort certaine ? Dieu les conduisit dans un lieu peu recommandable ; la maison de Rahab la prostituée ! C’est là que les descendants d’Abraham, guidés par l’ange de l’Éternel trouvèrent refuge ! Bien-aimés, nous devons apprendre de cette histoire.


Dieu est capable de nous mettre dans des situations délicates, voire périlleuses où nos ennemis mêmes, pourraient venir à notre secours. Les espions ne cherchèrent pas à contester le choix de Dieu. Ils n’allèrent pas chercher dans la Torah s’il leur était permis de trouver refuge chez une femme de basse moralité. Ils ne s’indignèrent pas non plus de ce qu’elle osât leur offrir l’hospitalité, à eux, le peuple élu, le peuple saint. Le temps n’était guère à ce genre de considérations, leur vie était suspendue au bout d’un fil, pour ne pas dire au bout d’un panier ! Rahab non seulement leur offrit le gîte et le couvert, mais les cacha sur le toit de sa maison, n’hésitant pas à mentir pour leur sauver la vie, et cela au prix de sa tête.


Une femme de foi


Rahab connaissait le Dieu d’Israël. Elle avait entendu parler de tout ce qu’il avait fait pour son peuple depuis sa sortie d’Egypte. Les exploits du Seigneur envers son peuple l’avaient profondément touchée. Elle en était arrivée à comprendre que les dieux adorés par les siens n’étaient que néant. Elle va même reconnaître et avouer aux espions que :


‘’ C’est l’Eternel votre Dieu qui est Dieu, en haut dans les cieux et en bas sur la terre. ‘’ Jos 2 : 11.


La foi a germé dans son cœur et nous voyons cette non-juive encourageant les espions à croire que Dieu leur assurera la victoire dans toutes leurs conquêtes. A plusieurs reprises, Jésus a loué la foi des païens et accompli des miracles en leur faveur, au détriment des religieux dont il a toujours condamné la dureté de cœur et le manque de compassion.


De la maison de prostitution à la maison du salut


Dans les temps bibliques, les femmes évoluaient dans un cadre bien défini. Elles dépendaient entièrement des ressources du mari, du père ou d’un frère. Rares étaient celles qui jouissaient de leurs biens propres, sauf si elles possédaient un héritage. L’histoire ne nous dit pas si Rahab avait connu l’amour, si elle avait été mariée ou non. Nous pouvons supposer que cette femme dont nous ne connaissons que le vil métier, avait eu une vie faite de bien de souffrances et de rejet pour en arriver là. Nous savons qu’elle avait un père et une mère, des frères et des sœurs. Quelles étaient leur position sociale, leur condition de vie ? Pourquoi Rahab avait-elle choisi cette voie ? Par facilité, par nécessité ? Hélas, nous l’ignorons.



Elle avait due rêver comme toutes les femmes, d’un foyer calme et harmonieux et peut-être qu’un événement tragique était venu briser ce rêve. Mais nous savons qu’elle avait une famille nombreuse, dont le bien-être était important pour elle. Rahab était une femme courageuse, au cœur généreux, elle devait sûrement aider ceux qui étaient dans le besoin et les soutenir grâce à son ‘’travail’’. Sa maison était réputée, connue de tous, même du roi ! Peut-être même était-elle raillée, critiquée, conspuée par les gens de bonne réputation. Mais la maison de la prostitution allait devenir la maison du salut pour tous ceux qui iraient s’y réfugier : qui l’eût cru?


Jéricho était une ville immense, mais seule une femme de petite vertu et les siens eurent la vie sauve. Toutes les maisons s’écroulèrent, seule la maison au fil cramoisi resta debout. L’ange exterminateur ne la toucha pas, car elle était sous le signe de l’alliance. Dieu honora la bonté et la foi de Rahab. Grâce à elle sa famille fut sauvée. Tous ceux qui se réfugièrent dans sa maison eurent la vie sauve, mais ceux qui la méprisaient ont tous péri puisque Israël dévoua tout par interdit.


Des perles de grand prix dans des lieux sales


L’histoire de cette prostituée nous montre que Dieu possède des perles de grand prix dans des lieux sales et peu recommandables ! Le regard de l’Éternel embrase toute la terre et tandis que l’homme regarde à l’apparence, Dieu lui, regarde au cœur, (1 Sam 16 :7) car lui seul sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. Le Fils de Dieu lui-même n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards et pourtant, c’était la divinité incarnée ! Dieu sait à quel moment, se révéler à ces hommes et ces femmes que Satan a dénaturés et avilis. Il les aime et nous devons les aimer aussi.


L’histoire de Rahab, comme celle de Ruth la Moabite, nous donne un avant-goût du salut par grâce, c’est-à-dire sans mérite aucun, dont vont bénéficier les gentils que nous sommes. Non seulement Rahab eut la vie sauve, mais elle se convertit et habita au milieu du peuple de Dieu. Elle apprit à connaître le Dieu d’Israël et à le servir. Mais Dieu qui aime confondre les sages de ce siècle, va encore plus loin dans sa grâce et nous prouve que sa faveur et ses compassions n’ont aucune limite. Dans le livre de Mathieu, au chapitre un, se trouve la généalogie de Jésus-Christ.


‘’ Salmon engendra Boaz de Rahab …’’ ( Mat 1 : 5)

Rahab….Ce nom ne vous dit rien ? Mais oui, c’est la même ! Si, si, Dieu l’a fait ! D’elle descend le Messie, le Sauveur du monde. Un Dieu de folie que notre Dieu, mais bien plus sage que la ''sagesse'' de notre siècle !

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