La dîme, hier et aujourd'hui

Beaucoup de peuples dans l'Antiquité ont pratiqué la dîme, c'est-à-dire l'offrande d'un dixième de leurs revenus (ou de leurs récoltes) à un dirigeant ou à un dieu. Sous l'Ancien Testament, le Seigneur en a fait un commandement, afin que son peuple apprenne à dépendre de lui, et à être généreux envers ses semblables. Se départir volontairement d'une partie de ses biens, durement gagné pour ceux qui labouraient la terre ou étaient des agriculteurs, était un vrai défi, mais en obéissant au Seigneur, ils attestaient que c'était de Lui que tout leur venait, aussi bien leurs provisions que la santé et la force pour l'acquérir. Aujourd'hui, certains ministères en vogue ont ouvert la boite de pandore et divisé le peuple de Dieu au sujet de la dîme ; sujet clairement abordé dans la Bible et qui ne souffre d'aucune incompréhension.

Un principe éternel

La dîme est un principe éternel. C'est une loi immuable : celle du donner et du recevoir selon la parole qui dit : ''Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir. Ac 20 :35

Il y a une profondeur remarquable et une joie immense dans le fait de donner. Derrière cet acte, il y a le don gratuit de Dieu lui-même, Jésus et son œuvre à la croix. La dîme contient donc quelque chose de prophétique en elle-même. Nous ne pouvons pas parler d'Ancien ou de Nouveau Testament, car le premier exemple biblique de la dîme que nous ayons est celui d'Abraham et de Melchisédeck, à qui le patriarche offrit la dîme de tout. Qui avait enseigné à Abraham ce principe ? L'Esprit bien sûr ! Et en retour, Abraham reçut une merveilleuse bénédiction de celui qui n'a ''ni commencement, ni fin de jours'', et qui est apparenté au Seigneur lui-même. Lorsque nous rencontrons Dieu, donner devient une loi naturelle et notre vie est gouvernée par ce principe, car nous recevons beaucoup du Seigneur et cela au quotidien.


Pour bénéficier des bénédictions divines

Dans le Lévitique, Dieu a instauré le principe de la dîme et des offrandes : les Israélites devaient rendre à l’Éternel le dixième de leurs moissons, de leurs récoltes et de leurs bétail. Lev 27 : 30-33. En le faisant, ils permettaient à Dieu de bénir l'oeuvre de leurs mains et toutes leurs entreprises.


Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, la nation tout entière ! Mal 3 :8

Pour soutenir les lévites

Les dîmes devaient être données aux Lévites et constituer leur subsistance. No 18 :21. Dieu avait ordonné que les Lévites soient à son service. Ils n'avaient eu ni part , ni héritage lorsque Josué a distribué un héritage à chaque tribu. Dieu avait décidé que les Lévites seraient mis à part et consacrés à son service. De ce fait, il pourvoirait lui-même à leurs besoins. Aujourd'hui, bien que la maison du trésor où Israël apportait sa dîme n'existe plus, ce principe demeure. Nos dîmes et offrandes, sont exigées par Dieu pour pourvoir aux besoins pressants de l’Évangile et soutenir ceux qui s'adonnent aux fonctions spirituelles.


Pour soutenir les pauvres

Nos dîmes et offrandes ont pour but de soutenir les pauvres et les démunis. C'est un principe de justice. Même si nous possédons peu, il y a toujours des personnes plus démunies que nous, et que notre superflu ou le peu que nous ayons à donner, peut grandement soulager.


Dans le Nouveau Testament


Jésus a reproché aux religieux la dureté de leur cœur. Ils donnaient la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, mais étaient dépourvus de miséricorde. ''C'est là ce qu'il fallait pratiquer'' rappelle Jésus (il confirme que payer la dîme est une bonne chose), sans négliger les autres choses (la miséricorde et la bonté).


La communauté chrétienne du premier siècle avait reçu de Paul des instructions précises sur la façon qu'il convenait de donner à Dieu : les dons étaient donc préparés soigneusement à l'avance chez soi, afin de n'être pas un acte d'avarice, fait avec négligence et précipitation. Ils étaient destinés aux besoins des églises en difficulté, des prédicateurs itinérants et des ministères. Les églises locales organisaient aussi des collectes en faveur des pauvres et nourrissaient des veuves quotidiennement. Chacun donnait en fonction de ses moyens, librement et sans contrainte.


Un acte d'adoration

Si la question des dîmes et des offrandes reste un sujet sensible, cela tient au fait que c'est un acte d'adoration qui vient tout droit de notre cœur. La où est notre cœur, là est notre trésor. Si Dieu est notre trésor, alors nous ne retiendrons pas ce qui lui revient de droit, pas plus que nous serons insensibles aux besoins de ceux qui nous entourent. Donner à Dieu des sommes importantes avec un cœur vide et froid n'a pas beaucoup de valeur, pas plus que refuser de lui obéir.




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